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voeux à la population 2010

Afficher l'image en taille réelleNotre siècle entame aujourd’hui son dixième anniversaire. Le temps, cet ennemi bien trop pressé a englouti cette première décennie à une allure qui donne le vertige. Toujours plus, toujours plus vite, tel est désormais le signe de notre époque.
Heureusement, comme pour mieux survivre, les hommes dans leur ville, au plus près de leur vie, ont su se ménager des temps de pause, des moments de respiration, pendant lesquels loin de toutes les contingences, on se sent bien à être ensemble.

Cette traditionnelle cérémonie des vœux en fait partie. C’est pour cela que je la souhaite amicale, chaleureuse, conviviale, un moment qui soit bien plus qu’un traditionnel acte de politesse, un véritable acte de sincère amitié afin qu’en se quittant, chacun ait bien en tête que l’on a tellement de belles choses à faire ensemble. Alors, sans attendre c’est à vous toutes, à vous tous, Ondraises et Ondrais que vont mes pensées et mes remerciements. Je souhaite que se poursuivent, que s’amplifient les liens que tous ensemble nous avons su nouer.
Mesdames et Messieurs les élus, je vous ai vus cet été à la plage. Je suis heureux de constater qu’au moment des frimas vous n’avez pas perdu la route. Je remercie Lionel CAUSSE, notre Conseiller Général, Jean Marc LARRE, le Président de la Communauté de Communes
 
On avait commencé l’année 2009 dans une forte inquiétude, on la termine dans une profonde angoisse ; un peu parce que la crise sème au quotidien ses sinistres effets, beaucoup parce que tout indique que partout dans le monde aucune leçon n’en a été tirée.
 
Certes la finance se relève et les financiers n’en peuvent plus de se goberger… et de s’octroyer les plus effarants bénéfices. Comme avant, comme toujours, immuables dans leurs errements, alors qu’il faudrait inventivité, novation, audace pour changer un système qui ne survivra pas à son conservatisme. Et pourtant, tout porte à croire que les mêmes causes produiront les mêmes effets. Avec quelles conséquences ?
 
Le monde économique quant à lui, peine à remettre en marche une machine durablement grippée. On connaît largement les statistiques générales, le taux de croissance en baisse, le produit intérieur brut en déficit, le taux de chômage en hausse constante. Connaît-on vraiment, se penche t’on vraiment sur les conséquences humaines de la crise économique qui perdure ?
Comment faudra t’il dire que chaque perte d’emploi, c’est un homme, une femme qui ne travaille plus, une famille qui survit, des enfants qui perdent leur espérance.
Comment faudra t’il dire que au sein de chaque entreprise qui souffre, ce sont des femmes, des hommes des familles, des enfants qui entrevoient la précarité. Jamais les restaurants du cœur n’ont été aussi fréquentés, jamais les mal-logés ou sans logements n’ont été aussi nombreux.
 
Crise financière, crise économique, crise sociale… crise enfin de crédibilité.
Quelle confiance peut on avoir lorsqu’au prétexte de la crise, on remet en cause les acquis les plus élémentaires, quelle confiance peut-on avoir lorsqu’au prétexte de reformes, on multiplie les réformettes que l’on empile tels des kleenex dans un tiroir, quelle confiance peut on avoir lorsqu’on renvoie des migrants dans des pays où la mort leur est promise, quelle confiance peut on avoir lorsque des lois sont rejetées par le conseil constitutionnel parce qu’elles sont « injustes, inéquitables, inefficaces» Quelle confiance enfin peut-on avoir lorsque l’on compresse tous les pouvoirs locaux pour mieux asseoir le pouvoir central ?
 
Redécoupage des circonscriptions, création des conseillers territoriaux, réforme du mode de scrutin, suppression de la taxe professionnelle avec compensation non pérennisée… Les collectivités locales subissent de plein fouet cette frénésie destructrice. La gauche, c’est son rôle proteste, la droite dubitative s’interroge à voix haute, et les cotes de popularité s’effondrent. Il est vrai que la côte de confiance ne se décrète pas, elle se mérite.
Voilà donc un tableau 2009 bien sombre : On nous dit que 2010 sera l’année de la relance, acceptons en l’augure ; en tous les cas, j’en forme le vœu, surtout et avant tout celui de voir une France plus juste, plus équitable, plus solidaire, une France pour tous, une France pour chacun.
 
Je n’en terminerai pas avec 2009 sans évoquer le drame du 24 janvier, celui de la tempête Klauss. Tout a été dit, le drame humain, la catastrophe sociale, les dégâts économiques, les conséquences écologiques. Notre ville sans être épargnée a bien moins souffert que d’autres dans les Landes.
«Adiou mi piada» pleurent les banderoles dans la Haute Lande. Je voudrais pour ma part mettre en exergue le formidable élan de solidarité qui a prévalu ce jour là, avec un clin d’œil appuyé à nos «communaux» spontanément sur la brèche.
Cela me ramène à ma ville.
 
Je commencerai par un sujet que beaucoup d’entre vous ont en tête ; Les problèmes de santé que je rencontre. Je le ferai sobrement, brièvement ; sachez que je suis là, que je me porte aussi bien que vous pouvez le voir, que je vais prochainement commencer quelques soins et que le service de la mairie poursuivra son activité avec le même rythme et vous verrez tout à l’heure qu’il n’est pas mince. Cela me donne l’opportunité de dire combien notre action est solidaire et collégiale. Il y a les 2 anciens Hélène ALONSO et Pierre JOANTEGUY. Expérimentés et sages, l’un et l’autre seront là
Hélène ALONSO dans les fonctions de 1ère adjointe plus spécialement chargée du fonctionnement administratif
 
Pierre JOANTEGUY Adjoint aux Finances et responsable de la cohésion majoritaire ; il voulait prendre du recul, le recul attendra. 
 
Il y a Jean Jacques RECHOU dans le secteur des travaux, Marie Hélène DIBON dans le secteur social, Alain ARTIGAS à l’urbanisme, Muriel O’BYRNE dans le secteur de l’éducation, Marie-Thérèse ESPESO aux Associations, Jean-Jacques HUSTAIX aux routes et à l’environnement qui maîtrisent parfaitement les dossiers dont ils ont la charge.
Et puis il y a Eric GUILLOTEAU dans le secteur Economique et Touristique et à la communication. Jeune élu, vice-Président de la Communauté de Communes, il me représente déjà dans les instances les plus hautes du département.
 
Et puis il y a tous les autres : Roland BORDUS, Christian JAVELAUD, Laurent DUPRUILH, Jean SAUBES, Dominique MAYS, Eric BESSE, Michèle MABILLET, Muriel PEBE, Isabelle CHAISE, Eglantine MAYRARGUE, Valérie PENNE, Nathalie HAQUIN. Dévoués et solidaires, aucun ne manque de présence.
 
Je me garderai d’omettre Christian CLADERES, Yolande BEYRIE, Patrick COLLET, Françoise LESCA et Olivier GRESLIN les élus d’opposition
qui participent avec courtoisie à la vie démocratique de l’équipe.
 
Mon propos , une fois n’est pas coutume a été laudateur, c’est tout simplement pour mieux dire toute ma serennité… en même temps que ma présence.
 
Et puis n’est il pas le moment de sortir les flonflons maintenant que le 21ème siècle a 10 ans alors que résonnent encore à mes oreilles les premiers vagissements de sa naissance. Sans doute me permettez vous dès lors de jeter un regard furtif dans le rétroviseur et y voir l’école maternelle, l’extension de l’école élémentaire, le parking Tilloun, l’Espace Capranie, La Maison de la Petite Enfance, Larrendart municipalisé, la zone touristique… J’en passe sans doute mais j’en cite bien assez pour percevoir qu’en dix ans Ondres s’est façonné un visage largement rénové. Sans oublier bien sûr la part prise par la Communauté de Communes avec l’aire de grand passage, l’Office de Tourisme, les voies communautaires, la mise en œuvre du Plan Local d’Urbanisme… Résolument Ondres a fait le choix du rassemblement et de la cohérence territoriale ; la mise en commun des initiatives, la rationalisation des infrastructures, l’optimisation des moyens tout concourt à l’élargissement de la gestion locale. Mais ce n’est qu’un début et on peut faire plus, mieux. Plus cohérent, plus efficace et peut être un peu moins égoïste. La majorité du Conseil Communautaire a décidé de mutualiser les moyens nés des entreprises ;
C’est une décision juste et porteuse d’avenir car porteuse d’ambition. Ondres vous en félicité Monsieur le Président.
 
Prochainement, le 6 février exactement, ce sera une journée d’inauguration, celle du réfectoire, celle de l’extension de la mairie dans la maison Béquite. Le parking de l’école retrouvera son nom d’origine «Tilloun» et l’école prendra le nom d’André Barromes. Une addition de souvenir, de nostalgie, d’amitié et d’avenir.
 
C’est donc tout naturellement d’avenir que je voudrais parler, un avenir pour le long terme mais aussi pour le très court terme. Je n’hésiterai donc pas à dire que les tous prochains jours seront déterminants. Qu’on en Juge ! Dès ce mois de Janvier on saura si la réalisation du parc commercial de 23 hectares à Northon se concrétisera. Chacun a mis la main à la patte, de la commune d’Ondres à la Communauté de Communes, en passant par le Conseil Général et tout particulièrement Lionel CAUSSE. Il reste encore quelques disparités financières à aplanir et … la décision des investisseurs. Avec 1000 emplois dans la corbeille !
 
Ce mois de Janvier, le Conseil Municipal décidera de l’octroi de la nouvelle zone touristique, 10 hectares mis à la vente pour plusieurs millions d’euros, 6 hectares attribués sous la forme de bail emphytéotique.
La question financière pesera bien sûr de tout son poids, mais aussi la qualité architecturale, environnementale, l’intégration dans le milieu, l’adéquation avec la vie locale…
 
Avant-hier, le 6 janvier s’est tenu en mairie une réunion avec la SATEL pour l’ouverture d’une ZAC (Zone Aménagement concertée). Objectifs généraux, méthodologie, rythme de travail, tout a été posé pour permettre de choisir la zone la plus opportune dans la concertation la plus large avec les propriétaires.
Dans les prochaines semaines enfin, nous aurons a déterminer la forme que prendra la gestion de l’eau. Tous les paramètres seront bien sûr pris en compte , service rendu, prix, … L’eau est tout à la fois un bien et un besoin commun… Sans méconnaître la problématique dans son ensemble, nous affirmons avec le président Emmanuelli que c’est à la collectivité publique d’en assurer le service, l’eau n’étant pas une marchandise liée aux aléas des conjonctures financières. Ondres sera donc fidèle à ses engagements et se prononcera en faveur de la gestion par le SYDEC Syndicat Départemental d'Equipement des Communes des Landes
J’affirme que la fidélité à sa propre pensée est une vertu cardinale.
  
Faut-il aussi que j’évoque l’aménagement plus lointain de la plage,
le rond point entre Ondres et Labenne,
l’aménagement de la Route du Claous,
Celui de la RN 10 ?
 
Me permettrez vous Monsieur le Président de dire combien une piscine dans le Seignanx serait la bienvenue, aussi bien qu’une maison de retraite supplémentaire ou un Centre Intercommunal d’Action Sociale ?
 
Je sais qu’avec le soutien d’Henri Emmanuelli et le travail de Lionel CAUSSE vous vous battez pour que le Seignanx soit bien plus qu’une porte de sortie mais la porte d’entrée dans le département. Puisse la seconde décennie qui s’ouvre le permette enfin.
 
Pour ma part, je m’arrêterai à ce mois de Janvier j’en ai connu de bien moins déterminant pour Ondres  que celui qui arrive !
Je forme le vœux qu’il nous apporte l’avenir que notre ville a su par son travail mériter.
 
Ce siècle, le 21ème en termine donc avec ses 10 ans et peut être lui reprocherez vous de parler un peu trop… Sachez en tous les cas qu’il sait bien ce qu’il veut.
 
Pour ma part, j’en arrive au bout de mon propos.
 
A toutes et à tous je souhaite travail, solidarité, partage, amitié et par-dessus tout je souhaite que nous soyons vraiment à la hauteur de vos attentes.
Que chacune et chacun d’entre nous se retrouve ici l’an prochain,  avec autant de chaleur, à cette même place. 

Bernard Corrihons
Maire d'Ondres



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